Le burger de la paix : l’occasion ratée de Mc Donald’s

A moins que vous n’ayez passé votre été dans une grotte, vous avez sûrement entendu parler du Stunt magistralement organisé par Burger King à la fin du mois d’août. Cette histoire a déjà fait couler beaucoup d’encre et opposé les fans des deux marques, mais aussi les professionnels de la communication quant à la désignation de l’ultime gagnant de cette joute épistolaire. Chez OXYGEN, contrairement à d’autres, on a désigné le nôtre : Burger King. On vous explique pourquoi et on en profite pour glisser quelques conseils à Mac Do sur la réaction qui nous aurait semblé appropriée.

Flash back

Le 26 août dernier, Burger King propose à Mac Donalds, par l’intermédiaire de 2 pleines pages dans le NY Times et le Chicago Tribune, un «cessez le feu à la guerre du Burger » à l’occasion de la Journée mondiale de la Paix, programmée le 21 septembre. L’idée : créer un MacWhopper, composé des ingrédients des 2 célèbres burgers, vendu ce jour précis dans un pop up Store éphémère situé à mi-chemin entre les sièges des deux sociétés. Les bénéfices de cette journée seraient reversés à l’association Peace One Day.

 

Lettre de Burger King

 

La réponse du CEO de Mac Donald, Steve Easterbrook ne s’est pas faite attendre. C’est sur Facebook qu’il choisit de s’exprimer pour décliner l’offre de son concurrent, sur un ton un brin sarcastique, on vous laissera juger:

reponse

 

C’est à un déferlement de réactions négatives qu’ont dû faire face les community managers de la marque :

reactions des internautes

 

Soit, du point de vue du communicant, l’exercice n’était pas facile, Burger King ayant, de facto, préempté le beau rôle. Beaucoup de professionnels du secteur ont jugé cette réponse appropriée. Ce n’est pas notre avis. Ne nous méprenons pas. Loin de nous l’idée de penser que Burger King était uniquement animé par un soudain élan philanthropique.  C’est un énorme coup de com, parfaitement calculé comme le prouvent le nombre d’articles parus sur le sujet et l’affolement des compteurs sur Twitter.

 

affolement Twitter

A noter au passage l’excellente maîtrise du Earned Media de Burger King: un peu d’achat d’espace, pour budget somme toute très limité (2 pages pleines), ajoutez à cela une petite dose de RP, et  à la clé, des millions de paires d’yeux braqués sur eux. Comme quoi, une vraie bonne idée vaut 100 tactiques lorsqu’il s’agit de capter l’attention dans le monde qui est maintenant le nôtre: celui de la distraction permanente.

Mais, selon nous, la réponse de Mc Donalds est cynique et arrogante, ce qui enferme la marque dans une image « pas cool », contrairement à la proposition de Burger King qui, elle, est particulièrement « cool ». C’est d’ailleurs ce qu’a habilement voulu démontrer Burger King avec cette opération, en attaquant frontalement son concurrent sur son point faible et en valorisant son propre point fort: le cool.


C’était pourtant une occasion en or pour Mac Do de prouver sa supériorité.  Comment?

Tout d’abord, en la jouant fair play, et en reconnaissant avec humour,  adroitement et posément, l’excellent coup de Burger King pour mettre à jour le stratagème et ainsi le manque total de sincérité de son concurrent. Ensuite, en  rebondissant sur cette offre, mais en proposant d’aller encore plus loin en termes d’engagement moral et financier (proposer de reverser X% de ses bénéfices de l’année en cours au niveau mondial par exemple, prolonger le pop-up store pendant 1 an…). Ces initiatives auraient en outre permis à l’équipe com de Mac Do de disposer d’une très belle matière pour enrichir ses contenus. Enfin, ne négligeons pas les outils. Un simple post sur Facebook est assez décevant; La réponse de Mc Do aurait pu (dû) être faite en vidéo par exemple (n’oublions pas qu’on parle de Mac Do, ils ont les équipes qu’il faut pour être ultra réactifs).

De notre côté, on a attendu avec impatience ce fameux 21 septembre, journée mondiale de la Paix, en se disant que Mac Do allait peut-être dégainer une arme fatale. Mais non, rien… en même temps, comment dire… on s’en doutait un peu. 


 

 

 

0  commentaire Stephanie, mercredi 14 octobre 2015 | Buzz, L'actualité

Apple et les Adblockers: bonne ou mauvaise nouvelle?

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe chez les éditeurs de contenus, médias en tête, et les agences de publicité… Au secours, Apple propose désormais aux utilisateurs d’Iphones et d’Ipads la possibilité d’activer des bloqueurs de pub (adblockers) dans Safari. Certes, l’adblocking n’est pas un phénomène nouveau. Mais cette annonce d’Apple lui donne un sacré coup d’accélérateur et va imposer à de nombreux acteurs de revoir radicalement leur plan de communication, voire même l’intégralité de leur modèle économique. Alors, bonne ou mauvaise nouvelle ? On vous livre notre analyse.

Pénétration des ad blockers

A première vue, on pourrait sauter de joie.

En tant qu’internaute d’abord. Comme tout le monde, on n’en peut plus de ces fenêtres qui s’ouvrent par tous côtés alors qu’on ne demande qu’à surfer tranquillement sur nos sites préférés, de ces vidéos bruyantes et sans intérêt qui apparaissent sans crier gare et que des esprits sans doute vaguement sadiques nous imposent de regarder jusqu’au bout sous peine de nous priver l’accès à des contenus bien plus intéressants. Et il faut bien se rendre à l’évidence, c’est de pire en pire. Cette nouvelle sonne donc comme un juste retour des choses, une vengeance à déguster bien froide, prise sur tous ceux qui ont cru pouvoir nous imposer leur volonté sans même chercher à analyser et comprendre nos goûts et centres d’intérêts, pour nous proposer des pubs susceptibles d’attirer notre attention, voire même (osons rêver) de nous intéresser… tout cela à l’heure où l’on ne parle que de big data. Rendez-vous compte…

En tant que professionnels des RP (et plus globalement du earned media) ensuite… Car cette annonce remet en cause l’efficacité marketing des campagnes de publicité qui n’atteindront plus leurs cibles (si tant est qu’elles les aient un jour réellement atteintes). L'enjeu est maintenant d'être assez créatif et assez intéressant pour capter l'attention : avec des actions qui marquent, une expérience hors du commun, en tout cas assez étonnante pour être relayée à grande échelle. Par les médias. Et par les gens (voir notre article dédié au Stunt orchestré par Burger King en août dernier pour avoir un exemple représentatif de ce type d'action).

 

L'arbre qui cache la forêt

Oui mais voilà… ce serait une vision bien manichéenne des choses de sortir trop vite trompettes et clairons et de crier victoire à tue-tête. A y regarder d’un peu plus près, cette nouvelle risque d’avoir plusieurs effets kiss cool, bien moins réjouissants ceux-là ; On ne se risquera pas à prédire l'avenir. Mais ce que l'on peut déjà voir apparaitre c'est:

  1. L’explosion du native advertising : vous vous rappelez du passage de Sandrine Quétier juste avant le JT,en direct de la Piscine Molitor lors du lancement du nouveau Smartphone de Samsung ? Bein voilà, c’est ça le native, du Canada Dry revisité… un contenu qui a l’odeur et la couleur d’un véritable article (ou vidéo, reportage, album photo…), qui s’intègre parfaitement dans la ligne éditoriale et dans la maquette du support, mais qui est en réalité une publicité déguisée pour laquelle une marque a payé. Impossible à détecter pour les adblockers en l’état actuel des choses. Les médias, voyant leur recettes publicitaires diminuer, vont être de plus en plus enclins à proposer des packs publicité + native – d'autant plus que les annonceurs se repliant sur cette solution, il ne manqueront pas de client. Le chemin vers la news et le earned media va être de plus en plus dur. Et le lecteur? Pourra t’il identifier ce type de contenus? Comment, dans ces conditions, garantir la liberté de la presse si les rédactions travaillent en étroite relation avec les marques qui les financent? Le débat fait rage actuellement…

  2. La disparition pure et simple des médias de taille intermédiaire : quoi qu’on en dise, la publicité a eu l’avantage permettre à des médias de naître, d’exister et d’émerger en se concentrant davantage sur leur audience et sur leurs contenus que sur leur compte de résultats. Car ne l’oublions pas, la principale source de revenus de l’écrasante majorité des journaux et magazines, online ou traditionnels, est issue de la publicité. Pas de la vente au numéro ou de l’abonnement ; Or, un média est aussi une entreprise, qui, pour exister, doit générer des profits. En bouleversant les règles du jeu, les adblocks risquent de signer l’arrêt de mort de ceux qui n’auront pas su, ou pas pu faute de moyens, s’adapter à cette nouvelle donne. Et l’avenir du web se rapprochera alors de celui de la TV, avec une consolidation autour de gros éditeurs tels que Buzzfeed ou Vice…

  3. Le transfert des contenus, et donc de la visibilité, vers les applications, inaccessibles aux adblockers. Et le passage inévitable de l’ère des navigateurs à l’ère des applications, présentés par certains comme la 2nd guerre du web, après celle qui a opposé les navigateurs entre eux. Il existe d’ores et déjà de nombreuses applications pour la consultation d’articles. Les applications des médias eux-mêmes, bien sûr, d’autres dédiées à la lecture d’articles liés à ses centres d’intérêt tels que Flipboard, mais aussi, et c’est là que l’on commence à rire (ou à pleurer, c’est selon) des applications qui, petit à petit, se positionnent sérieusement dans l’univers des médias, tels que Facebook… Quelle surprise de voir que le nouvel iOS d’Apple, celui-là même qui permet d’installer des adblockers, sort quelques jours à peine après que Facebook a annoncé la sortie de Signal ? Est-ce un hasard si Facebook multiplie les mises à jour et évolutions en direction des éditeurs / créateurs de contenu ? On peut vous citer, en vrac: 

  • Mise à jour de Notes (qui était resté à l'abandon depuis son lancement), Facebook peut maintenant devenir un blog 

  • Les vidéos 360° sont maintenant possibles dans le newsfeed

  • Mentions – qui était une sorte de facebook VIP pour VIP – s'est depuis ouvert à tous les profils vérifiés (journalistes notamment) et incorpore maintenant des fonctions Live telles que Periscope et la remontées des commentaires sur l'article ou le contenu publié. Un profil vérifié utilisant Mentions pourra donc streamer en live et voir les réactions en direct de ses audiences.

  • Instant Articles qui permet aux éditeurs (presse principalement) de publier directement leur contenu sur Facebook (plutôt que de la partager) s'ouvre aux CMS – ce qui va permettre à un éditeur travaillant sur son environnement habituel (ex: un journaliste du Times) de publier son article depuis son CMS dans Facebook.

    Aujourd'hui, les annonceurs ne sont plus confrontés à un problème d'espace: chaque jour de nouvelles plateformes, communautés, médias apparaissent. L'enjeu n'est donc plus de diffuser son message –  quand ils ont besoin d'une info, les internautes vont sur Google, sur twitter ou sur Facebook – mais bien de trouver l'action qui permettra à la marque de MERITER l'attention des gens (ou de gagner du média). Et c'est bien là le rôle des agences…

0  commentaire Stephanie, jeudi 1 octobre 2015 | L'actualité

C’est la pause, il est quatre heures !

Créé il y a tout juste un an, après une phase d’expérimentation conduite dans le cadre du Centre de Formation des Journalistes (CFJ) par des étudiants à qui on avait demandé d’imaginer le « média de leurs rêves », le Quatre Heures suit son bonhomme de chemin, sans changer de cap : un mix entre web et grands reportages, des formats longs, mutimédia et immersifs, des sujets au cœur des grands enjeux de société actuels. Et des histoires qu’on ne lit pas ailleurs. OXYGEN a pu échanger avec Romain JeantIcou, le rédacteur en chef , suite à l'obtention du prix 'jeune pousse' du concours des têtes chercheuses du club de la presse de lyon en juillet dernier.  L'occasion pour nous de vous présenter ce média pour lequel nous avons eu un véritable coup de coeur.

Le Quatre Heures - Logo 2

Après la vague des Mook, dont 21 est l’étendard, celle des « wooks » : ces grands formats sur internet fondés, comme leurs homologues papier, sur le concept de slow info. Du temps pour lire et prendre du recul, sans cliquer dans tous les sens et zapper d’une actualité  à l’autre à en perdre la tête, un moment de détente et de plaisir dans la journée : comme un « quatre heures », dont les enfants se délectent après le stress de l’école…

C’est à l’école, justement, que l’aventure démarre, il y a 2 ans. Matière : nouveaux modèles, nouvelles écritures. Sujet : « imaginez le média de vos rêves ». Un petit groupe d’étudiants en journalisme du CFJ se prend au jeu. Leur rêve à eux ? Mélanger la forme et le fond, revenir à l’écriture, prendre le temps du reportage, tout en utilisant les possibilités offertes par le multimedia. Résultat : en mai 2013, une version gratuite financée par l’école voit le jour. C’est le succès…

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« Pendant nos études, on n’arrêtait pas de nous dire qu’il n’y avait pas de boulot, que le grand reportage était fini… Le Quatre Heures, ça a été notre réponse. Aujourd’hui, les grands formats sur le web se développent. Mais, nous, on avait un coup d’avance ». Romain Jeanticou, rédacteur en chef du Quatre Heures,  fait partie de l’équipe de la première heure. En quelques mois, l’aventure étudiante devient un projet professionnel, avec stratégie, objectifs et business model. Le contenu évolue jusqu’au lancement du média, en septembre 2014.

Le principe n’est pas plus compliqué qu’une tartine beurrée : un  grand reportage multimedia  mensuel, mis en ligne le premier mercredi de chaque mois, à 16 heures. L’accès est payant. Les sujets ? Sociétaux. En lien ou pas avec l’actualité. En 1 an, le Quatre Heures est parti en reportage en Palestine, suivre des gamins qui étrennaient leur premier skate-park, en Amérique Centrale, couvrir les recherches de mères de migrants disparus, chez les Zadistes, réaliser un portrait de leur doyen… « Ce qui nous intéresse, ce sont des sujets sur le terrain, avec de l’humain, des histoires à raconter et des enjeux sociétaux. Chaque reportage est une narration, avec une immersion dans la lecture ». Du texte, des photos, mais aussi de la vidéo et du son permettent de pénétrer les univers décrits par les reporters.

La cible de ce média de niche ? Les jeunes connectés, bien sûr. Mais pas seulement : sur les 900 abonnés que compte actuellement le Quatre Heures, une part croissante de 40-60 ans consommateurs de culture et lecteurs de magazines papier. En 1 an, le Quatre Heures a gagné ses lettres de noblesse, remporté de nombreux prix professionnels et suscité l’estime de ses confrères journalistes. Bien implanté dans le paysage médiatique, il continue sa progression par le bouche-à-oreille, fidèle à sa ligne, à son esthétique et à son indépendance.
Chaque mois, la communauté qu’il a créée se retrouve, à Paris, pour une soirée autour des journalistes signataires des reportages. L’occasion de renforcer les liens entre les lecteurs et la rédaction… Autour non pas d’un chocolat chaud et d’une tartine, mais d’un apéro !


Pour ceux qu’une pause dans l’information continue intéresse, 2 formules d’abonnement, mensuel ou annuel. C'est par ici que ça se passe!

0  commentaire ANNE MASSON, vendredi 25 septembre 2015 | Vie des médias

OXYGEN recherche un(e) Assistant(e) polyvalent(e) Gestion PME/PMI pour son agence de Levallois-Perret (92)

Logo-Oxygen_RVB_01

 

Agence indépendante partenaire de la réputation médias des organisations, OXYGEN est, depuis sa création en 1999, l’un des acteurs les plus innovants et dynamiques du marché. Nos 70 collaborateurs, répartis entre le siège parisien, les 8 bureaux régionaux,  nos filiales à San Francisco et Shanghai, gèrent l’influence médiatique et sociale de nos 120 clients, issus de secteurs variés (IT, Internet, Food, Tourisme, institutionnels, santé…). 
 
 Nous recherchons 
un(e) « Assistant(e) polyvalente Gestion PME/PMI » en CDI pour notre agence de LEVALLOIS-PERRET (92)
. Sous la responsabilité la Directrice Associée  et de la responsable administrative vous travaillerez en  étroite collaboration avec le service comptabilité, juridique  et l’équipe opérationnelle  au niveau national et international.

 Vos Missions :

Vous aurez des missions principalement centrées autour de la relation fournisseur et client ainsi que des missions administratives RH.
•    Gestion relation  client : enregistrement,  élaboration des factures, suivi client, relance, gestion du recouvrement avec le service juridique.

•    Gestion relation fournisseur : gestion des appels d’offre, enregistrement et règlement fournisseur,

•    Gestion de l’archivage des documents administratifs et préparation des pièces comptables,

•    Vous serez en charge du suivi des différents tableaux de bord de gestion,

•     Au niveau administration RH, vous assurerez le suivi des  titres de transport et tickets restaurant ainsi que le suivi des notes de frais  ainsi que des missions d’assistanat RH.

•    Vous vous assurerez aussi du bien être des équipes par la  gestion de l'environnement de travail des équipes 

•     Nous vous proposons des missions évolutives en fonction de votre capacité d'adaptation, de votre pro activité et motivation.

Votre profil 
•    De formation bac + 2 BTS gestion PME/PMI et bénéficiant d'au moins 2 ans d'expérience dans un service administratif.
•    Vous devez maîtriser parfaitement les outils Word, Excel, Powerpoint, Photoshop, veille internet, Gmail
•    Vous vous distinguez par votre dynamisme,  rigueur et  sens de l'organisation.
•    Vous êtes autonome, discret et rigoureux 
•    Bonne notion d’Anglais indispensable

Nous vous offrons :

•   Des missions riches et diversifiées.

•  Un réel challenge : axée sur l’humain, OXYGEN favorise la promotion interne. Nous vous proposons des missions évolutives en fonction de votre capacité d’adaptation, de votre proactivité et motivation.

•   Une ambiance de travail propice : Vous intégrerez l’Oxyteam, tribu dynamique et soudée au sein de laquelle vous pourrez vous épanouir.

Merci de nous faire parvenir votre candidature exclusivement par mail, CV + lettre de motivation adressée à 
Madame Délia Lebon : recrut@oxygen-rp.com.
Mettre en objet : Assistant(e) gestion

0  commentaire OXYGEN, lundi 24 août 2015 | L'actualité

La data : une source d’inspiration pour les marques

Aujourd’hui, la « data » est partout. Loin d’être à la traîne, la communication est touchée par le phénomène. Une génération de communicants nouvelle vague est en train de naître : ceux capables d’analyser les données et d’en tirer une histoire susceptible de générer l’attention de leurs cibles. Un mouvement qui atteint les agences de communication, bien sûr, mais aussi les médias, qui sont de plus en plus nombreux à se mettre au datajournalisme.

Estelle Prusker-Deneuville, responsable de la spécialisation médias à SciencesCom, l’École de la communication et des médias du Groupe Audencia et membre du cluster Ouest MediaLab nous explique le phénomène et nous livre son point de vue sur le sujet. 

Vous êtes l’une des premières en France à vous être intéressée à la communication par la data et au data-journalisme. Pouvez-vous nous expliquer ces concepts ?

Comme chacun le sait, l’avènement du monde numérique a eu comme conséquence l’explosion des données disponibles. Il s’agit maintenant d’exploiter ces données afin d’en extraire une histoire intéressante et de mettre celle-ci en images grâce à la data-visualisation. Cette dernière permet de représenter la donnée en images, en offrant la possibilité au lecteur d’interagir avec elle pour une meilleure compréhension et mémorisation de l’information. On sait très bien qu’aujourd’hui, le principal challenge pour les marques comme pour les médias, c’est de générer de l’attention. La data-visualisation est, de ce fait, un levier très intéressant pour les communicants.

Prenons l’exemple d’Intersport. Au moment des sports d’hiver, la marque s’est intéressée aux vacanciers qui louent des skis en ligne : ils ont donc récolté les données des loueurs de ski via leur site pour en faire une data-visualisation ludique. L’internaute entre les dates de son séjour sur une application dédiée, choisit la station où il va skier et la data-visualisation projette le nombre de personnes qui seront présentes sur place en même temps que lui, selon l’âge, le pays d’origine ou son genre par exemple. Un clin d’œil ludique qui a rencontré un vif succès auprès des cibles visée.

                                                                                            Capture d’écran 2015-07-23 à 11.49.01

Quel est l’intérêt pour le lecteur ?

La personnalisation de l’histoire pour un impact optimal ! En effet, nous pouvons désormais proposer à l’internaute d’interagir avec la donnée. C’est lui qui va personnaliser l’information en fonction de ce qu’il aime, de ses centres d’intérêts ou même de sa localisation. Ce qu’a fait la Région Pays de la Loire par exemple dans le cadre du projet Hyblab est particulièrement intéressant : grâce aux données INSEE des licenciés tous sports confondus, a été créée une série de data-visualisations permettant aux internautes d’explorer les données licenciés par sport, par région, voire par année. Ainsi, en fonction du sport pratiqué ou sa région de résidence, la navigation peut être complètement différente, proposant ainsi une expérience personnalisée.

Permettre aux lecteurs et aux consommateurs d’accéder à de la donnée et la comprendre, c’est le plus important ! Après c’est aux marques d’imaginer les dispositifs qu’elles peuvent mettre en place. Les outils sont là et l’envie des consommateurs d’avoir du visuel, de découvrir les choses de façon ludique est là aussi. On propose deux choses à l’internaute : lui raconter une histoire et lui permettre de se raconter sa propre histoire en s’appropriant les données.

                                                                                 Capture d’écran 2015-07-23 à 16.51.20

Selon vous, ce nouveau type de pratiques aura-t-il un impact sur la façon dont les agences doivent s’adresser aux journalistes ? Pensez-vous que cela va faire évoluer le métier  des Relations Presse ?

A travers la data, les marques ont de nouvelles choses à raconter. Encore faut-il savoir par où commencer, et quelles données exploiter. Il sera du ressort des agences de guider leurs clients et de déterminer avec eux les axes pertinents. On pourrait aussi tout à fait imaginer une agence qui irait encore plus loin en intégrant dans ses équipes un data scientist et un web designer pour fournir aux médias, à la place des traditionnels communiqués de presse, des data-visualisations clé en mains, directement exploitables dans les articles. Cela sera bénéfique à la marque comme aux médias, tous les deux très demandeurs de contenus de ce type.

Pensez-vous que la ville de Nantes, et toute la région Ouest sont à l’avant-garde du digital ?

Oui, Nantes et la région Ouest sont résolument à l’avant-garde du digital et ce n’est que le début ! Nantes mène une politique culturelle volontariste depuis plus de 20 ans et un projet ambitieux sur l'Ile de Nantes : le quartier de la Création, pôle d'excellence européen dans le domaine des industries culturelles et créatives. Le Quartier de la création fait voisiner les sciences et les techniques en accueillant plusieurs domaines des industries créatives : communication, design, arts, architectures, arts visuels, médias, numérique, …  Début 2017, SciencesCom rejoint le Quartier de la Création avec Télénantes dans le "Médiacampus", à proximité de ses partenaires, les établissements d'enseignement supérieurs, Atlantic 2.0, le cluster OuestMédialab. Ce nouveau lieu offrira aux acteurs de l’information et de la communication un espace unique dédié à la réflexion et l’expérimentation autour des enjeux de la numérisation de leurs activités. 

Sur la question des données par exemple, nous avons créé il y a 3 ans avec le cluster Ouestmedialab un format d’expérimentation inédit en France dédié au journalisme de données baptisé Hyblab. Chaque année, en janvier, une centaine d’étudiants de trois écoles (AGR, Polytech, SciencesCom) et des professionnels de l’information se rencontrent autour de sujets et de jeux de données pour créer un projet interactif, facilitant l’accès à l’information pour les utilisateurs. Des médias (France Television, L’Express, Géo, Citizen Press, La lettre API, Le Journal des Entreprises, Ouest France, We Demain…) mais aussi des collectivités (Région Pays de la Loire, Ville de Nantes,…) nous font confiance. Le service communication de la ville de Nantes a ainsi fait travailler cette année les étudiants sur les inégalités Hommes/Femmes dans la ville
Nous envisageons d’ailleurs d’élargir le format Hyblab aux marques l’année prochaine. A bon entendeur ! 

                                                                 Capture d’écran 2015-07-23 à 12.02.10

Découvrez les autres réalisations sur le site du Hyblab.

 

Nous remercions Estelle Prusker-Deneuville de nous avoir accordé cet entretien

 

 

0  commentaire Stephanie, jeudi 23 juillet 2015 | L'actualité, Quoi de neuf en région?, Vie des médias

Témoignages

“L'équipe OXYGEN RP a fait un superbe travail, Homido VR a acquis une meilleure visibilité dans les médias puisque nous avons pu développer notre activité aux Etats-Unis. Toute l'équipe a été très professionnelle et compétente et était présente pour nous à n'importe quel moment. Ils ont envisagé une stratégie de relations presse efficace et nous ont supporté dans nos campagnes de communication. La coopération a été particulièrement appréciée pour le lancement des lunettes de réalité virtuelle de Homido "mini" pendant le CES 2016 à Las Vegas. Merci OXYGEN de vous être dépassés pour nous amener au plus près de notre public aux Etats-Unis. ”

  Olivier Mondon , Responsable Communication et RP, Homido VR, Homido

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