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Études de cas - 16 août 2017

Zynga (FarmVille, CityVille…) dans la tourmente : pourquoi on dit « tant mieux » ?

Il y a deux types d’utilisateurs sur Facebook : ceux qui jouent à Farmville et ceux qui se plaignent de recevoir les notifications de leurs amis jouant à FarmVille.
En 5 années seulement (qui nous ont pourtant semblées une éternité), Zynga, cette société de social gaming, a connu une croissance exponentielle grâce à quelques jeux interactifs et sociaux incrémentés directement dans le réseau social Facebook. Les fers de lance (fléaux) de cette réussite : FarmVille, CityVille et MafiaWars.

Ne cherchez pas le penchant éducatif du concept, il n’y en a aucun ! Vous avez une ferme virtuelle, vous y semez des pommes de terre puis les récoltez, vous sollicitez (harcelez) vos contacts Facebook pour avoir plus de patates à planter et plus de surface à cultiver… Dans le but d’avoir la plus grosse ferme.
Ce concept évolué du Tamagotchi fait un carton chez la ménagère. Car les joueurs sur Facebook ont en moyenne 43 ans et sont à 69% des femmes. Et quand on retire tous les ados des statistiques, on découvre que 46% des joueurs ont plus de 50 ans. Si on voulait être méchant, on pourrait dire qu’après avoir acheté ses patates à l’hyper, la femme au foyer éprouve un plaisir non dissimulé à en planter de virtuelles sur Internet.
Plus sérieusement, le marché du social gaming représentait 3,1 milliards de dollars… On est très loin des cent patates !
Zynga, le Pitbull qui ne lâche rien
Sur ce marché estimé à 14 milliards de $ pour 2014 (on peut se permettre d’en douter), 3 acteurs se démarquent mais Zynga le Pitbull surpasse nettement ses challengers Playfish le poisson et Playdom.
Un Pitbull nommé Zynga car Mark Pincus, le fondateur, avait un Pitbull nommé Zynga. C’est anecdotique mais révélateur de quelque chose : cette boite a « les crocs ».
Loin de se reposer sur les succès des jeux précités, Zynga inonde le marché du social gaming avec des CastleVille, ChefVille, FrontierVille, PetVille, FishVille, CaféWorld… Des jeux qui divertissent la masse populaire, qui rendent très vite accro, et qui lassent tout aussi rapidement.

Comme si les investisseurs n’avaient rien retenu de la bulle Internet, Zynga est rapidement devenu le chouchou de ceux qui avaient des ronds à placer dans des start-up nouvelle génération, à tel point que les espoirs liés à son modèle économique étaient supérieurs à ceux de son hôte, Facebook, qui se cherchait (et se cherche) encore.
D’ailleurs, ce modèle économique, quel est-il ? Les applications de social gaming sont gratuites, mais pour aller plus vite et plus loin dans le jeu, l’utilisateur peut acheter de la monnaie virtuelle. Seuls 2 à 4% des joueurs sautent le pas et dépensent en moyenne 20$ par mois, mais rapporté aux 153 millions d’utilisateurs uniques par mois, cela donne 1,14 milliards de CA en 2011 pour Zynga quand on y ajoute les revenus publicitaires (qui représentent environ 20% du CA).
Fin 2011, Zynga entre en bourse. Spéculer sur une entreprise dont le modèle est fondé sur l’achat de monnaie virtuelle… Vous sentez l’ironie pointer le bout de son nez ?

Draw Something-moi un mouton !

Et puis comme prévu par beaucoup, le succès s’essouffle. Les jeux phares de Zynga peinent à se maintenir, et les nouveaux ne parviennent pas à égaler le succès des jeux historiques.
6 mois à peine après son lancement en bourse, Zynga a perdu 45% de sa valeur.
Les jeux niais de Zynga ont lassé le grand public, Facebook a bridé la viralité qui a fait le succès de FarmVille, et les actionnaires ont redirigé leurs investissements vers Facebook quand celui-ci est entré en bourse (là encore, on peut dire qu’ils ont eu du nez). Ajoutez à cela une politique de rachat hasardeuse, une atmosphère de travail désastreuse, et Zynga a tout de celui que l’on a un temps adoré, et que l’on adore maintenant détester.
Revenons sur les deux derniers points : tout d’abord, le rachat de OMGPOP, société éditrice de Draw Something, l’application au succès fulgurant qui se contente de reprendre le principe du Pictionary sur application mobile. Coût de l’opération : 200 millions de $, ça fait cher le coup de crayon virtuel d’autant que quelques mois à peine après son lancement, l’appli montre de signes de faiblesse. Elle a été remisée au placard par les utilisateurs de smartphones au profit de nouvelles appli comme Lalilala : Sing Something qui transpire l’originalité car au lieu de dessiner, il faut chanter.

Draw Something, faux bon investissement pour Zynga ?

Dernier point, et pas des moindres puisqu’il s’agit des potins, il paraîtrait que l’ambiance dans les locaux de Zynga est infecte. En témoigne un ancien employé, qui, sous couvert de l’anonymat, n’hésite pas à flinguer le Pitbull qui a racheté la start-up dans laquelle il bossait. Pression, horaires dignes d’un neurochirurgien, absence de vie privée, et tout ça pour… une action qui ne vaut plus rien.
On en découvrirait presque que le monde de l’Entertainment est un milieu de requins.
L’avenir nous dira si Zynga connaitra une chute aussi phénoménale que son ascension, en attendant nous allons vous donner une astuce précieuse, qui changera votre quotidien :
Pour désactiver les invitations/notifications de FarmVille & Co sur votre compte Facebook, il vous suffit de cliquer sur la croix en haut à droite de la notification, puis de cliquer sur « Désactiver les notifications de FarmVille ».
Merci qui ?

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