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Bonnes pratiques - 30 novembre 2020

RSE & entreprises: il est temps de passer à l’action !

Face aux tensions sans précédent générées par la crise sanitaire et économique liée au coronavirus, les organisations doivent aujourd’hui et de façon urgente s’interroger sur leur finalité et leur mode de fonctionnement. C’est important non seulement pour qu’elles puissent prospérer, mais aussi pour qu’elles puissent être préparées à faire face aux défis et aux crises futures que nous pouvons déjà anticiper ( climatiques, économiques, etc.)

Mais comment les organisations peuvent-elles redonner du sens à leurs actions et confiance à leurs parties prenantes et à la société tout entière ?

Le respect de la RSE n’est pas suffisant. Loin de là.

La première grande leçon à tirer de cette crise est que le respect d’un engagement RSE ne suffit pas pour que les organisations soient préparées aux problèmes qui peuvent affecter leurs activités et la société en général. 

Pendant des années, les entreprises se sont pliées aux contraintes RSE de façon opportuniste et cosmétique sans nécessairement y adhérer ou y consacrer beaucoup d’efforts. Certaines ont été obligées d’élaborer des politiques et des rapports sur la RSE en raison de la lutte contre la corruption ou de lois locales. D’autres ont fait une sorte de « RSE washing » en communiquant sur des initiatives basiques loin d’avoir l’impact réel que de véritables changements et investissements fondamentaux pourraient avoir sur la société et l’environnement. 

Et force est de constater que ces « mesurettes » montrent clairement leurs limites aujourd’hui. Même les entreprises pratiquant ce que l’on appelle la « flexibilité au travail » ont eu du mal à mettre en place des mécanismes de télétravail rapides et fonctionnels, faute d’avoir réellement investi dans les infrastructures adéquates. Seules quelques-unes ont su anticiper et réagir pour soutenir leur main-d’œuvre et maintenir leurs chaînes d’approvisionnement.

Cela démontre à quel point les organisations doivent aller beaucoup plus loin que ce qui est préconisé, recommandé ou dicté par la loi. Pour se préparer véritablement aux changements de notre monde (réchauffement climatique, crise de la biodiversité, crises sociales, sanitaires ou économiques), elles doivent en faire plus et se préparer à absorber des impacts plus importants. Il est crucial d’allouer davantage de ressources pour identifier les risques mais aussi et surtout d’avoir des discussions ouvertes et transparentes avec toutes ses parties prenantes et de bâtir une relation de confiance. 

Les entreprises doivent également être plus résilientes et plus adaptables. Pour ce faire, il faut accroître les ressources et les pouvoirs de décision alloués aux responsables RSE pour qu’ils puissent développer des projets à fort impact sur le cœur de métier de l’organisation plutôt que des actions superficielles.

La flexibilité au travail n’est pas seulement un argument de « marque employeur »

L’autre grande leçon de cette crise est que mettre l’accent sur la flexibilité au travail ne doit pas seulement être une excuse pour attirer des talents ou avoir une bonne réputation. Les efforts mis en œuvre par de nombreuses entreprises pour se doter d’une marque employeur se voient exposés comme des faux-nez s’ils ne sont pas adossés à une véritable culture RSE.

Ainsi, la crise du coronavirus nous montre à quel point ce sont les entreprises qui ont réellement adopté des dispositifs de travail à domicile réfléchis et prenant en compte les impacts humains sur la qualité de vie au travail mais également environnementaux dans le cadre d’une politique RSE globale qui s’en sont le mieux sortis. Ces entreprises avaient eu le temps d’apprendre ce qui fonctionnait le mieux et de mettre en place les process de contrôle et de production garantissant non seulement une continuité d’activité optimisée mais également d’avoir un impact positif sur l’environnement ce qui est au cœur des préoccupations RSE. 

Car même si cela n’est pas réplicable pour tous les postes et toutes les activités, la crise actuelle est en train de nous prouver que notre société est capable de fonctionner sans qu’il soit nécessaire de conduire sa voiture pour se rendre au travail et sans les émissions carbone associées. On peut regretter qu’il ait fallu cette « incitation sanitaire » pour forcer la main de nombres d’entreprises mais on doit également espérer que ces dernières adoptent enfin de véritables politiques de mobilité qui permettront enfin de réduire nos émissions de CO2, de désengorger les transports et d’améliorer la qualité de vie des millions de collaborateurs qui souhaitent concilier vie professionnelle et vie privée.

Une culture d’entreprise responsable n’est pas un luxe

« Grâce » au coronavirus, nous avons enfin pu mesurer à quel point la culture d’entreprise était fondamentale pour réagir à une crise.

L’engagement des employés et la création d’une culture d’entreprise forte sont essentiels pour démontrer la valeur de son écosystème organisationnel. L’équité, la justice salariale, les pratiques de gestion fondées sur la confiance sont des éléments fondateurs pour créer une culture de tolérance, d’ouverture, de solidarité mais aussi de résilience.

Il est donc évident, à la lumière de l’actualité, qu’une politique RSE ne peut plus être une posture mais une réalité car, une fois la crise passée, il faudra tirer un bilan et, espérons-le, fort du constat que les entreprises les plus vertueuses ont mieux su affronter la crise, repenser les modes de fonctionnement pour insuffler des cultures plus responsables. Pour préparer les dirigeants, définir une charte éthique ou créer des pratiques internes plus justes, il faudra reconstruire les organisations de l’interne et en profondeur. Et au centre de ces changements, les acteurs de la RSE auront un rôle central à jouer.

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