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Tendances - 1 août 2012

Bienvenue aux Jeux Olympiques numériques !

Enfin, les Jeux Olympiques de Londres 2012 ont débuté depuis vendredi soir dernier et la ferveur bat son plein. Avec plus de 10.000 sportifs présents à ce rassemblement quadriennal de taille et autant de comptes Twitter/Facebook ou de blogs perso, la question des médias sociaux est plus que présente dans les esprits. Vous pensez qu’en 2012 il est un peu tard pour les membres organisateurs, délégations et athlètes de se soucier de l’impact des outils sociaux ? Remémorons-nous l’année 2008 : Facebook n’attirait que les « djeuns » et peu de personnes « gazouillaient » (tweetaient) avec ferveur ! Cette année, les organisateurs doivent faire face à quelque chose de totalement nouveau. Alors, menace ou non, bienvenue aux premiers Jeux Olympiques numériques !

Oui, il s’en est passé des choses depuis les jeux de Pékin, et les réseaux sociaux on su faire leur place. Avec près de 900 millions d’inscrits sur Facebook dans le monde et 140 millions pour Twitter, on peut dire que ces deux grands ont pris de l’ampleur en 4 ans. Au-delà de ça, pas loin de 400 millions de Tweets sont publiés en moyenne chaque jour, soit presque 4500 tweets par seconde ! On ne peut le nier, c’est un trafic énorme qui peut poser plusieurs gros problèmes pour l’organisation des JO.
La menace du numérique.
Causer des problèmes, les réseaux sociaux ? Ca se saurait ! Trêve de plaisanterie. Les JO c’est bien sûr la plus grande compétition sportive au monde, mais c’est aussi une flopée de partenariats qui se monnaient à des prix conséquents ! Cela veut dire que des entreprises payent des fortunes pour récupérer les droits de diffusion des Jeux Olympiques et l’accréditation de partenaires officiels ! Or, comme dit précédemment, 10.000 sportifs à Londres pour les jeux, ça nous fait plus de 10.000 comptes Twitter et Facebook actualisés régulièrement… impossible d’empêcher l’information de circuler ! Il est si facile et rapide de partager sur Twitter que le compte d’un athlète présent dans le village olympique peut fourmiller d’informations bien plus fraiches et pertinentes que celles délivrées par les sponsors, volant ainsi tout le bénéfice d’être partenaire de cet événement.
Mais ça ne s’arrête pas là, les sponsors ne sont pas les seuls à être en dangers. On a pu le constater à plusieurs reprises, avec Twitter, les athlètes sont parfois un danger pour eux-mêmes et pour les autres. Rappelons-nous, par exemple, du cas Manaudou ! Non, pas de déclic ? Rappel des faits, en mars dernier, après la tragédie perpétrée par Merah, Laure Manaudou avait réagi instinctivement sur son compte Twitter en évoquant la suppression des « jeux vidéos violents » supposés être à l’origine des comportements extrêmes. Un tweet qui avait agité les foules et l’avait conduite à fermer son compte Twitter, pour en recréer un autre ! Plus récemment, l’affaire des nageurs australiens ! Toujours pas ? Nick D’Arcy et Kenrick Monk, deux nageurs de l’équipe olympique australienne, ont publié mercredi dernier une photo d’eux portant des armes à feu. La sentence fut immédiate, pas de JO pour eux ! Dernièrement encore, Michel Morganella, un joueur de foot suisse a publié un tweet ouvertement raciste après la défaite de son équipe contre celle de Corée du Sud. Compte supprimé, excuses publiques et renvoi du joueur à la maison. Les exemples de dérapages s’accumulent et la compétition est loin d’être finie !
Le CIO a prévu le coup
Fort heureusement, conscient du danger que représentent les réseaux sociaux durant cette période, le CIO (Conseil International Olympique) a anticipé les scandales en créant une charte olympique. Son but ? Limiter et contrôler l’utilisation des réseaux sociaux et blogs pendant les jeux. En théorie, l’organisme « encourage les athlètes et les personnes accréditées aux Jeux Olympiques de Londres à rejoindre les réseaux sociaux et à faire part de leur expérience », mais dans la pratique, on constate qu’ils ne disposent que de peu de libertés. Ils ne peuvent, par exemple, que rédiger des articles ou des tweets à la première personne, comme un journal intime, ne doivent pas s’exprimer sur les partenaires commerciaux de la compétition ni mentionner d’autres participants ou personnes accréditées, ou même parler d’événements se déroulant sur le site Olympique. Bref, une sacrée bride. (La brochure)
Le CIO prendrait-il cette position paternaliste parce qu’il ne voit pas l’intérêt de ces nouveaux médias ? Il ne faut pas se méprendre, au contraire, il compte bien en profiter ! En créant un site dédié, un compte Twitter où les fans pourront discuter avec leurs athlètes préférés, une page Facebook, le CIO tire pleinement parti de ces réseaux tout en limitant au maximum les risques. Plutôt ingénieux.
Mais dans les faits, est-ce que cette stratégie peut fonctionner ? Les scandales pullulent, les sentences tombent, et rien ne change ! Peut être que les pays devraient suivre l’exemple de l’Italie et interdire toute utilisation des réseaux sociaux aux sportifs sous peine d’une amende de 100.000€ ? Et qu’en est-il de la liberté d’expression des athlètes ? En tout cas, ce qui est sûr, c’est que ces Jeux Olympiques numériques risquent d’être chargés en émotions, en victoires, en défaites… Et pas seulement dans le domaine du sport !

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